Journée d’étude PC5 Transverse, le 11 décembre 2026.
Nous vous invitons à vous inscrire (en présentiel ou en ligne) via ce lien :
https://framaforms.org/journee-detude-pepr-ensemble-pc5-1791537220
Le matin, nous aurons le plaisir d’accueillir les chercheur·euses suivant·es (cf biographies ci-dessous), qui apporteront de nouvelles perspectives issues de disciplines voisines à l’Interaction Humain-Machine :
- Pauline Picot (post-doctorante en philosophie des techniques sur le projet « SOCLOUD »)
Un data center « convivial » : un chemin vers la sobriété numérique ? - José Halloy (professeur de physique et de sciences de la soutenabilité à Université Paris Cité)
Technologies zombies ou vivantes : la sélection par la planétarité. Quelles conditions d’existence pour une soutenabilité sur des millénaires ? - Alexandra Bidet (chargée de recherche en sociologie au CNRS)
Faire valoir ce qui vaut. Une stratégie pragmatiste face à l’Anthropocène.
Les présentations seront suivies d’un temps de questions et d’échange avec les intervenant·es (à la manière d’une table ronde).
L’après-midi continuera sur des présentations de chercheur·euses du PEPR eNSEMBLE confrontés aux enjeux écologiques dans leurs travaux sur la collaboration numérique :
- Léa Mosesso Étudier la négociation de l’usage du smartphone : des ateliers pour discuter des attachements et des renoncements.
- Lilandra Farion L’invisibilisation du travail humain dans la conception des outils de monitoring de l’environnement.
- Emmanuel Courtoux Soutenir la création collaborative de connaissances pour une communauté de réparation aux aspects multiples.
- Lucien Astié Crises multiples ou trajectoire ? S’inspirer des infrastructures citoyennes dans un monde aux ressources limitées.
- Edlira Nano Obsolescence numérique, enclosure logicielle et nuagification : enjeux matériels, logiciels, sociaux et environnementaux du capitalisme numérique.
Les présentations seront en français. La journée commencera vers 9h45 et se terminera vers 18h par un temps d’échange libre autour d’un cocktail.
Cette journée est portée par le PC5 transverse, et co-organisée par Tove Grimstad Bang (PC5), Anaëlle Beignon (PC5) et Laetitia Bornes (PC4).
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Cette journée d’étude s’intéresse aux discours qui prédominent dans les domaines de recherche s’intéressant à la conception numérique soutenable. Dans le domaine de l’interaction humain-machine (IHM, HCI en anglais) en particulier, on observe deux discours dominants : 1) les travaux regroupés sous le terme « sustainable HCI » et 2) le « more-than-human HCI ». Les travaux académiques menées en sustainable HCI englobent différentes approches et discours qui s’intéressent à l’évolution des procédés de conception dans l’optique de faire face à la polycrise anthropocénique à laquelle nous sommes confrontés. Dans les communautés plus proches du design, l’approche more-than–humaninsiste elle sur la considération des acteurs non humains dans le développement de technologies. Qu’est-ce que cela signifie en pratique pour des chercheur·euse·s de s’inscrire ou non dans un de ces discours ? Cette journée sera l’occasion d’ouvrir de nouveaux horizons pour penser la soutenabilité numérique et ses implications pour les pratiques collaboratives.
Biographies des intervenant·es du matin :
Pauline Picot
Après un parcours universitaire interdisciplinaire – ingénierie mécanique et philosophie, Pauline Picot a effectué sa thèse à l’Université de Technologie de Troyes sous la direction de Victor Petit et Bertrand Guillaume. Ses travaux doctoraux portent sur le concept de « technodiversité », compris comme une analogie de la biodiversité. Cet angle d’étude amène à questionner la technodiversité comme fait et valeur technologique, ainsi que, plus largement à discuter la pertinence du concept pour l’étude de la technique à l’ère de l’Anthropocène. Cette thèse a été soutenue en décembre 2024 et Pauline Picot est maintenant post-doctorante sur le projet « SOCLOUD », portant sur la sobriété et la convivialité des data centers, à l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard.
José Halloy
José Halloy est professeur de physique et de sciences de la soutenabilité à Université Paris Cité et cofondateur du Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain (LIED). Il étudie les conditions physiques de viabilité des systèmes techniques au sein d’une Terre vivante. Ses recherches actuelles développent un cadre d’analyse du métabolisme planétaire articulant puissance, matériaux, infrastructures, institutions, maintenance et renouvellement à différentes échelles temporelles. Il distingue les technologies zombies, toujours actives malgré la disparition progressive ou l’impossibilité de généraliser leurs conditions d’existence à long terme, des technologies vivantes, conçues pour rester compatibles avec les processus du système Terre.
Alexandra Bidet
Alexandra Bidet, chargée de recherche en sociologie au CNRS, Centre Maurice Halbwachs. Chercheuse en sociologie au CNRS, et présidente de PRAGMATA, Association d’études pragmatistes, Alexandra Bidet mène des enquêtes sur des terrains variés, allant du travail salarié à l’engagement citoyen, de la parentalité à l’expérience de la maladie. Elle explore la dimension créative de nos activités, en s’intéressant à la manière dont, au fil de l’expérience, se forment, s’éprouvent et se révisent nos appréciations de ce qui vaut et mérite d’être poursuivi.
